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 Test: KATHY RAIN : A detective is born

Editeur :

Date de sortie :

Genre :
Kathy Rain

Dans la veine de certains jeux d’aventure des années 90 (Gabriel Knight, Sherlock Holmes, Simon the sorcerer…), Kathy Rain ne déroge pas à la règle en attribuant le nom de son héroïne à son titre. De retour dans sa ville natale de Conwell Springs afin d’assister à l’enterrement de son grand-père, qu’elle a perdu de vue depuis une quinzaine d’années, elle apprend que ce dernier n’était plus lui-même depuis une certaine nuit de 1981...

Une histoire spéciale dans un environnement particulier

L’âme de journaliste de Kathy va rapidement la pousser à passer à l’enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé cette nuit-là. L’aventure en elle-même se passe dans les années 90 mais fait référence à des faits remontant à 1981. L’histoire, relativement banale à sa base, déroulera progressivement un scénario bien plus profond, emprunt de fantastique et de polar à la Twin Peaks avec des accents à la X-Files.

Conwell Springs se trouve aux Etats-Unis dans l’Amérique profonde, situation assez détonnante par rapport au look de Kathy, bikeuse roulant en Harley, plutôt sarcastique, branchée piercing et heavy metal. Elle ne respire ni le dynamisme ni la joie de vivre mais parait plutôt blasée, froide et peu loquace. En grande amatrice de cigarettes, elle s'enfile clope sur clope. Néanmoins son caractère bien trempé, son implication personnelle et sa volonté de fer ne seront pas de trop pour résoudre cette enquête paranormale, pigmentée de passages assez déjantés…

Parmi les personnages, il est à noter la place particulière d’Eileen, coloc de sa chambre au campus. Elle va en effet sérieusement l'aider dans son périple à certains moments clés. Elle est pourtant aux antipodes du personnage de Kathy avec son air de jeune fille “rangée” portant ostensiblement une croix autour du cou...



Un jeu d'aventure mais pas que...

Ce jeu se classe clairement dans la catégorie des jeux d’aventure point ‘n’ click, à l’ancienne, dans le plus pur style “pixel art” en 2D des années 90. Ce côté aventure est néanmoins agrémenté d’une sorte de “puzzle game” avec certaines phases de logique à résoudre. Elles sont bien pensées car bien intégrées au reste du jeu, sans être déconnectées du reste de l’intrigue.

Kathy devra ainsi, avec l’aide d’un hacker, pirater le réseau informatique de l’université, déchiffrer une image scannée, analyser une voix et la décomposer pour la réutiliser… à cela s’ajoutent quelques casse-tête plus classiques.

L’histoire reste cependant très linéaire, particulièrement du fait du découpage chronologique en cinq journées. La progression demeure cohérente et globalement simple car le nombre limité de lieux, de personnages et d’objets laisse place à un nombre de combinaisons restreint.

On peut regretter le travers répétitif de certaines scènes, qui n’engagent qu’à reproduire des actions sans grand intérêt en entendant les mêmes dialogues. Cet aspect redondant est accentué par des allers-retours nombreux avec l’impossibilité de les passer en assistant aux animations similaires...


Une interface plutôt bien pensée


Le jeu est disponible sur iPad, iPhone, Androïd, Windows et Mac. Ce test a été réalisé sur tablette Androïd et le portage en version tactile est plutôt une réussite. Seules quelques imprécisions dues à la latence viennent un peu diminuer le plaisir de jeu. L'interface est intuitive, dans le style 90's, grâce à une gestion de l'inventaire “à l'ancienne”, avec la bonne idée de faire figurer les objets utilisables lorsqu'une pression continue est appliquée sur l'écran.

Les personnages, quand ils parlent, apparaissent dans des médaillons, afin de mieux voir leur expression faciale, ce qui apporte plus de dynamisme dans les dialogues, assez nombreux. Ces derniers sont bien traduits, seuls les textes s'affichent en français, les voix sont en anglais. Les musiques sont de bonne facture, parfois angoissantes, ce qui les fait très bien coller à l'ambiance.



La palette des couleurs se résume plus à des couleurs mornes et sombres, de même que la luminosité et la météo se sont pas beaucoup de la partie avec un temps plutôt gris et maussade, conférant une atmosphère encore plus glauque à l'histoire, un peu à la manière des titres faisant référence au mythe de Cthulhu.

Le mode de déplacement n'est pas exempt de défauts, il devient assez lourd à la longue, car entre chaque lieu, une animation de Kathy sur sa Harley survient, sans possibilité de la passer. De plus Kathy est loin de toujours faire preuve de rapidité dans ses déplacements ! Le format 4/3 de l'affichage rappelle les anciennes productions mais n'apporte pas grand chose, si ce n'est de perdre une partie de l'écran...


Globalement le plaisir est là, l'intrigue est intéressante, l'interface est plutôt bonne (à saluer pour la version tactile, souvent le point noir des portages sur tablettes) et Kathy Rain nous propulse à sa façon dans son enquête. La fin est moins plaisante et spéciale, le jeu vire du réel à l'irréel, à travers ses rêves dont on ne sait plus si c'est de la réalité ou de la fiction. De par son côté très (trop) ésotérique et fantastique, ne répondant pas de façon cartésienne à l'histoire, la fin pourra déplaire à certains...

La durée de vie est courte, entre huit et douze heures selon l'expérience de chacun. Le jeu s'achète uniquement en dématérialisé sur les différents stores, Steam et Gog notamment.


L'héroïne atypique
Le style "old school"

L'interface avec le tactile bien adaptée
L'ambiance noire

Le mode de déplacement
La fin très spéciale


Par Mononoké Mononoké
et Lancelot




 Test: DOWNFALL REDUX

Editeur :

Date de sortie :

Genre :
Downfall Redux
Le nom de ce jeu ne vous est peut-être pas inconnu, il s’agit d’un remake du Downfall originel paru en 2009, testé par votre serviteur. La perspective de ce test n’est pas de comparer les deux versions (on peut considérer la v.2009 comme un prototype qui annonce cette nouvelle mouture) mais de se prononcer sur la qualité de ce nouvel opus.

Le retour de Joe Davis

Une petite surprise attend le joueur : un petit prologue de cinq minutes s’attarde sur la jeunesse de Joe Davis et de son frère et sa rencontre avec Ivy. Même si l’on peut choisir de sauter cette phase et entamer une nouvelle partie, il serait dommage de le faire car le jeu prend en main le joueur dans ce petit didacticiel et donne de l’épaisseur psychologique aux personnages.

L’histoire de DR est globalement la même que dans la version de 2009. Ivy et Joe Davis, un couple qui bat de l’aile, décident de passer un week-end dans un petit hôtel isolé à la campagne, pour tenter de recoller les morceaux. Et qu’espérer de mieux d’un établissement qui s’appelle le ‘Quiet Haven Hotel’? Ivy, visiblement sous l’emprise de la maladie (mais est-ce vraiment cela?) commence à divaguer et à tenir des propos incohérents et inquiétants. La voiture à l’arrêt, le couple Davis entre dans l’hôtel...


Premier constat : le jeu est -à l’exception du prologue- entièrement en noir et blanc. Oui, exactement comme dans les vieux films d’horreur que vous regardiez avec délice quand vous étiez gamin. Le parti pris graphique peut ne pas plaire à tout le monde mais maintenant vous voilà prévenu. Quelques fois, des teintes de gris et de rouge sang viendront s’inviter sur votre écran.

L’animation est bien meilleure que dans l’original et les personnages semblent doter d’un vrai squelette qui permet une bonne fluidité et évite le syndrome de la démarche rigide commune à beaucoup de vieilles productions.
Le choix du noir et blanc se justifie par la teneur résolument sombre et glauque de la descente aux enfers de Joe Davis qui le fera basculer dans un océan de folie. A moins que...


Dès les premières minutes, on saisit qu’on a le choix entre tenter de renouer avec Ivy -on incarne Joe- ou de garder ses distances, voire de rabrouer sa femme. Très vite, les choix opérés par le joueur ont une réelle influence -non pas sur le déroulement du jeu lui-même- mais sur la ligne de conduite que l’on souhaite adopter : faut-il accentuer la rupture (et précipiter la chute – le ‘downfall’ du titre) ou chercher à se montrer conciliant envers son épouse?

L'antre de la folie 2

Les premières rencontres avec les personnages du jeu sont assez fortes et suffisamment dérangeantes pour que l’on s’y accroche. Évolue-t-on dans un cauchemar ou dans la réalité ? Où se trouve la frontière qui fera basculer votre santé mentale vers un point de non-retour ? Rien de tout cela ne vous sera clairement expliqué, c’est à VOUS joueur de déterminer quels seront les choix cruciaux que vous prendrez durant votre aventure dans cet hôtel sinistre qui respire la mort par toutes les lattes du plancher.
N’espérez pas que Joe et Ivy s’en sortent indemnes et qu’un ‘happy end’ se profile à l’horizon : nous ne sommes pas chez Sierra ou Lucasart.


A ce titre, les options de dialogue permettent de faire des choix qui impacteront l’une des trois fins qui vous attend dont une particulièrement coton à atteindre.

La difficulté de ce test est de donner des informations pertinentes mais sans -spoiler- grossièrement ceux qui n’ont pas joué à l’ancienne version. Les vieux joueurs remarqueront que ce remake développe des trames narratives de façon à prolonger le plaisir de jeu initial procuré par l’original. Disons seulement, que tout est plus réussi, à la fois graphiquement, avec des voix mais des énigmes assez faciles pour les habitués du genre.


On peut compter sept heures de jeu bien tassées mais ce sera une session intense.


Ce jeu s’inscrit en ligne droite des autres productions d’horreur mature de Harvester Games : The Cat Lady (dont il partage la parenté et quelques personnages) et le futur Lorelai qui devrait clore cette trilogie morbide vers la fin de l’année 2017.

Si vous aimez le genre, vous pouvez vous procurer les titres suivants : Darkseed 2, Sanitarium, Harvester, Phantasmagoria ou n’importe quel jeu d’horreur jouant sur des ressorts psychologiques.

Dernier point : le jeu est entièrement en anglais donc anglophobe s’abstenir ou alors jouez avec un dictionnaire.

Le retour de Joe et d'Ivy Davis
Un relooking total

Des choix qui impactent la fin
Une bonne durée de vie
Les caméos de The Cat Lady

Facile et linéaire


Par Surdy Surdy




 Test: SHARDLIGHT

Editeur :

Date de sortie :

Genre :
Shardlight
Shardlight est un jeu d’aventure signé Wadjet Eye, doté de graphismes de Ben Chandler (Eternally Us, la saga Blackwell) et Francisco Gonzales (A Golden Wake). C’est le moteur AGS qui est utilisé pour réaliser le jeu (comme toujours chez Wadjet).

Vert radioactif

L'histoire de Shardlight se situe en novembre 2072 dans un monde post-apocalyptique, vingt ans après l'avènement de la IIIème Guerre mondiale. Une jeune mécanicienne, Amy Wellard, tente de survivre dans un univers en ruines, où le peuple est dirigé par l'Aristocratie, une dictature qui rend les inégalités de conditions de vie et de santé particulièrement prégnantes.

Lors d’un fâcheux épisode, Amy contracte la Green Lung (ou ‘pneumonie verte’), une maladie incurable. La seule chance de guérir est de travailler pour le Ministère de l’Énergie, dirigé par Tiberius, un homme retors et cynique, qui lui a promis une dose de vaccin moyennant diverses tâches effectuées dans des zones dangereuses.

Un petit prologue permet de se familiariser avec les commandes de la souris et de découvrir la réalité de ce monde cruel et dévasté.


Les graphismes 2D sont soignés et fourmillent de petits détails appuyés par des dialogues entièrement doublés de façon convaincante -  une habitude chez Wadjet Eye. Les portraits des personnages sont réussis et réussissent à révéler qui se cache derrière l’amas de pixels. En parlant des rencontres, elles sont nombreuses et variées : du boucher de quartier, le receleur de bricoles en passant par les ministères situés dans les beaux quartiers : vous voyagerez beaucoup.

L’histoire est solide et tient debout : en choisissant de dépeindre une dystopie futuriste, leurs auteurs apportent leur pierre à un édifice déjà solide et bien exploité (la saga Fallout, Metro, S.T.A.L.K.E.R… etc.).

Comme dans tout bon jeu d’aventure, la résolution d’énigmes est au cœur du jeu : l’inventaire est toutefois assez léger avec une absence remarquée de résolution capillotractée (pas de cure-dents ramassé au début du jeu qui sert à déverrouiller le cadenas de la prison à la fin du jeu) : tout est logique et bien amené.



Soylent Green

Même si l’histoire se déroule sans anicroches avec des rebondissements bienvenus pour relancer l’intérêt, la précipitation des derniers événements laisse entrevoir une fin ratée, mais il n’en est rien : avec pas moins de trois conclusions possibles, Shardlight constitue un bon (et beau) morceau de dystopie orwelienne dont vous ne regretterez assurément pas l’achat.

Pour la modique somme de quinze euros, vous pouvez comptez sur environ six à sept heures de jeu avec, à la clé, un patch FR de Ghylard pour vous faciliter la tâche. N’hésitez pas !

L'univers post-apoc' réaliste
Des jolis graphismes en 2D

Un doublage convaincant
Une durée de vie correcte

R.A.S


Par Surdy Surdy

Télécharger le patch français (sur Planète Aventure)
Version : PC





 Test: LUMINO CITY

Editeur :

Date de sortie :

Genre :
Lumino city

Comme d'habitude, Lumi est venue rendre visite à son grand-père autour d'une tasse de thé. Alors qu'elle descend chercher le thé, l'improbable se produit : Grandad est enlevé chez lui, n'a que le temps de l'avertir et de laisser son handy manuel derrière lui. Cette scène sert de générique et l'on est directement plongé dans l'histoire.
Lumi va devoir se rendre à Lumino city afin de chercher la trace de son Grandad bien-aimé...

Une direction artistique aux petits oignons

Lumi évolue dans un monde imaginaire, intemporel et naïf. Un univers composé d'un patchwork de pastel, de kraft, de lumières et de diverses matières. La composition est très riche et attire l'oeil par son style et son originalité. Les graphismes allient 2D, 3D et 3D isométrique en fonction des types de scènes. De nombreux déplacements interscènes sont en 3D réelle. 

En effet, le monde de Lumino city a été réellement construit par ses concepteurs. Ce travail apporte un très bon rendu artistique et les personnages, ensuite intégrés dans cet environnement y déambulent naturellement. Certaines animations sont superbes et les effets de lumière très réussis.



Enigmes, puzzles et casses-tête à gogo

L'histoire démarre sur les chapeaux de roues à l'image de certains jeux d'aventure "point and click" mais rapidement l'intrigue laisse la place à tout un panel d'énigmes, de puzzles et de casses-tête. Lumino city ne tourne plus rond, les différentes énergies n'alimentent plus les mécanismes, les mécanismes sont démontés, bref rien ne va plus et Grandad n'est plus là pour tout dépanner. 

Lumi va donc devoir faire appel à toutes sa réflexion et sa logique car il y en a pour tous les goûts : circuits électroniques, engrenages à roues crantées, puzzles à reconstituer, messages codés... Heureusement, elle peut se référer au handy manuel qui lui sera d'une grande aide pour relever le challenge !


Mais... Tout n'est pas rose

Le jeu est intégralement en anglais, ce qui rend la compréhension d'autant plus difficile. C'est sans compter sur différents bugs qui viennent entraver le bon déroulement de l'aventure. Quoi de plus frustrant que de devoir recommencer plusieurs étapes après avoir chargé une sauvegarde qui ne concerve pas la progression exacte ?

Pour complexifier la situation, des bugs apparaissent à divers moments tel le morse qui a bloqué nombre de joueurs d'après les forums. Certaines actions sont redondantes et alourdissent le jeu. La programmation n'étant probablement pas complétement optimisée, les phases de jeu filmées en 3D ralentissent sensiblement les déplacements de Lumi.





Un monde atypique

Alors que les décors sont en 3D, les personnages se trouvent quant à eux désarticulés tel Rayman avec le style de Chapi Chapo, sans aucun relief ni aspérité. L'absence de voix, même en anglais, contribue à cette atmosphère particulière, mais réhaussée par des musiques plutôt de bonne facture. Il aurait néanmoins été appréciable de bénéficier d'un catalogue sonore plus étoffé qui aurait donné plus de corps à l'aventure.

L'histoire s'avère assez humaine et sort des sentiers battus avec le leitmotiv pour une petite fille de retrouver son grand-père. Dans le même temps, grâce à la résolution des énigmes, Lumi rétablit la bonne marche de Lumino city.



Au final, ce "puzzle adventure game" est loin d'être toujours simple, surtout dans la langue de Shakespeare, comptez entre dix et quinze heures pour le finir. Malgré ses bugs le plaisir de progresser aux côtés de Lumi reste très présent tout au long de cette magnifique aventure.


La direction artistique
L'originalité

Les graphismes
Les puzzles

Uniquement en anglais
Ralentissement à certains moments
Les bugs


Par Mononoké Mononoké






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 Test: SAVING ZOEY

Editeur :

Date de sortie :

Genre :
Saving Zoey
Saving Zoey (SZ) est un visual novel programmé lors de l'Asylum Jam. Pour ceux qui ignorent ce qu'est une jam, disons grosso modo que c'est un événement qui vise à programmer un jeu en temps limité sur un thème donné, le tout par des dizaines de développeurs. Outre une grosse consommation de chips et de café, le thème retenu alors était l'asile. Nombre de projets intéressants ont vu le jour que l'on peut trouver assez facilement sur le net.

J'ai sélectionné SZ, un visual novel sur ce thème. Un VN est une aventure interactive – genre surtout réputé au Japon et qui ne dépasse pas leurs frontières, la plupart du temps à caractère érotique – mais rien de tout ça ici ; c'est une histoire à choix multiples comme dont un bon vieux 'livre dont VOUS êtes le héros' – à la bonne époque des Steve Jackson et Ian Livingstone des années 80-90, genre décrié par les instituteurs mais apprécié par les gamins qui se les achetaient avec leur argent de poche et dont je faisais partie.

Maison hantée

Kelly et sa petite sœur Zoey ont des rapports conflictuels, et pour oublier leurs différends, décident de s'amuser dans une maison hantée du genre que l'on peut trouver dans une fête foraine. Très vite, la petite échappe à la vigilance de sa frangine et disparaît sans laisser de traces. Où peut-elle être bien passée? N'écoutant que son courage, Zoey part à sa recherche et explore la maison. Elle rencontre le mystérieux Blake, gardien de la baraque qui lance alors le code Chihiro pour retrouver la fugueuse.

Le jeu, conçu avec le moteur Renpy, offre une réalisation très satisfaisante tant au niveau graphique que sonore. Les personnages, crayonnés façon manga, sont réussis et les décors sont flippants à souhait ; le tout bercé de trois thèmes musicaux et de quelques bruitages appropriés.

L'histoire n'est pas linéaire et l'on vous demandera à plusieurs reprises de sélectionner un choix parmi deux (voire trois) qui permettront d'influencer les décisions du joueur et d'avoir des répercussions sur la suite de l'histoire ; ainsi que vous soyez prudente ou téméraire, que vous fassiez confiance à Blake ou, au contraire, choisissez de vous débrouiller seule, vos choix influeront la fin que vous aurez ou bien vous précipiteront vers un Game Over fatidique. L'histoire est suffisamment riche en rebondissements pour vous tenir en haleine une heure ou deux avec un final réussi et particulièrement perturbant.


Comme dans tout bon visual novel, il n'existe pas d'inventaire interminable d'objets, ni de possibilité d'instaurer une conversation suivie avec Blake mais bel et bien une narration textuelle permanente à la manière d'un livre-jeu. Cependant, sachez que votre marge de manœuvre pour voir la 'bonne' fin est mince et qu'un seul chemin mène au dernier écran ; les sauvegardes au moment des choix permettent de faciliter l'aventure et évite de se retaper tout le texte que l'on peut faire glisser grâce à la molette de la souris. Quelques petits ajustements peuvent être effectués par le biais des options.

Quelques petites séquence crispantes et tendues nécessitent d'appuyer frénétiquement sur la barre d'espace afin que Kelly garde son calme et ne perde pas les pédales. Afin d'éviter quelques désagréments, il est conseillé de configurer ce bouton avec une manette à l'aide de Joy to Key afin d'éviter de défoncer son clavier. C'est l'un des rares petits défauts qui pourraient vous empêcher de terminer le jeu si vous n'en tenez pas compte et qui risque d'être frustrant à terme.



Plus prenant que Le manoir de l'enfer

Pour ceux qui comme moi ont adoré 'Le Manoir de l'Enfer' de Steve Jackson étant gamin, j'ai vraiment apprécié l'histoire et l'ambiance qui se dégage de ce visual novel macabre et qui est sans aucun doute plus réussi que l'application iOS officiel 'House of Hell', qui outre sa parfaite restitution du livre original et des illustrations couleur (assez moches), n'apportent rien à qui possède déjà le livre.

J'ai pris plaisir à parcourir les salles de cette maison démoniaque et a déjoué les pièges dressés sur mon chemin de ce projet qui aurait gagné à être plus long et abouti, mais n'oublions pas que c'est avant tout un prototype de jam et non un jeu commercial.

Distribué gratuitement sur le net, si vous aimez frissonner et les films/livres d'épouvante, je vous recommande chaudement Saving Zoey. En outre, il est court et prend peu de place sur le disque dur, vous n'avez donc aucune excuse pour ne pas y jouer dans la langue de Shakespeare (n'espérez pas de traduction de ce projet où vous risquez d'attendre toute votre vie).


Gratuit
L'histoire bien ficelée

Les personnages attachants
Le thème de la maison hantée bien exploité

Les multiples fins flippantes

Très court
Uniquement en anglais


Par Surdy Surdy

Télécharger le jeu
Version : Windows, Mac & Linux
Langue : Anglais